Conférence-Débat

La gentrification de Bruxelles, quelles perspectives ?

jeudi 14 mars 2019
18h00 > 20h00
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Depuis quelque temps, la notion de gentrification n’est plus strictement réservée à la communauté universitaire. Les médias, tout comme les politiques et les milieux associatifs, en parlent fréquemment. Mais de quoi parle-t-on exactement?

« En ville, la géographie des classes sociales n’est pas chose totalement figée. Qu’il soit bourgeois, ouvrier, intermédiaire, de banlieue ou d’accueil de l’immigration, le profil social des quartiers n’est pas une donnée parfaitement intemporelle, encore moins si l’on considère les temps longs de l’histoire urbaine. La gentrification désigne un type particulier, parmi d’autres, de transformation de la géographie sociale des villes, à savoir l’embourgeoisement de quartiers urbains d’habitat populaire. Côté face: des bâtiments sont rénovés, des nouveaux complexes résidentiels sortent de terre, des commerces reconnus comme «branchés» ouvrent leur porte, des espaces en friche deviennent de nouvelles destinations de loisirs,… Côté pile: les loyers augmentent, les commerces populaires ferment, les populations qui habitent ou fréquentent le quartier changent. (dans « Qu’est-ce que la gentrification? », Van Criekingen)

Inventée dans les années ’60 par la sociologue Ruth Glass à propos de Londres, la gentrification, notion à connotation fortement négative, désigne l’évolution sociale des quartiers centraux dégradés, investis progressivement par les classes aisées. Sous l’effet du « renouveau urbain », un ensemble hétéroclite de représentation diverses et souvent mal définies, les loyers et les valeurs foncières augmentent, les habitants des quartiers sont relégués au profit d’une classe sociale détentrice, si ce n’est de revenus importants, du moins d’un capital socio-économique élevé. Il en découle un changement discret de sociologie des quartiers urbains. La popularité actuelle de ces discours de « renouveau urbain » doit beaucoup à la diffusion de nouveaux modèles de politiques urbaines, d’inspiration néolibérale, fondés sur la réunion d’acteurs publics et privés autour d’objectifs de réinvestissement d’espaces centraux (ou péricentraux) devenus obsolètes, notamment à la faveur de la mise sur pied de projets-phares.

Quelles en-sont les grandes dynamiques?
Quelles sont les alternatives?
Les pouvoirs publics et le « renouveau urbain », un changement de doxa?

Nos trois intervenants sont:

-Mathieu Van Criekingen, géographe à l’ULB, spécialiste de la gentrification. Il nous présentera une mise au point générale et axera ensuite son intervention sur la question « quel contraire à la gentrification? »

-Gilles Van Hamme, géographe à l’ULB – SBS-EM. Il fera une analyse théorique et empirique sur la mixité sociale.

-Christophe Soil, directeur de perspective.brussels (Centre d’expertise régional et initiateur de la stratégie de développement du territoire de la Région de Bruxelles-Capitale). Il nous défendra la vision des pouvoirs publics et la politique de « revitalisation ».

Le comité du Cercle du Libre Examen.

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